Le Morne Brabant, bloc de basalte planté au sud-ouest de l'île, a servi de refuge aux esclaves en fuite. On monte sur ses flancs tôt le matin pour voir le lagon s'étaler en dessous, turquoise et vert, et le vent attire les kitesurfeurs au pied de la montagne. Plus haut dans l'île, les gorges de la Rivière Noire abritent une forêt où survivent des oiseaux qu'on ne voit qu'ici, comme le pigeon rose, et près de Chamarel, des dunes de terre volcanique se teintent de rouge, de brun et de violet.
Au marché de Port-Louis se croise tout ce que l'île a reçu d'Inde, de Chine, d'Afrique et de France. On y mange debout un dholl puri, galette fourrée de pois cassés, garnie d'un cari de haricots et d'un rougail, ou des gâteaux piments sortis de la friture. Le soir, dans les villages de la côte, le séga se danse au son de la ravanne, un tambour que l'on chauffe au feu pour en tendre la peau de chèvre.
La saison fraîche, de mai à octobre, est aussi plus sèche : l'alizé du sud-est souffle fort sur la côte est et le sud, tandis que l'ouest et le nord restent abrités. Novembre marque la transition : la chaleur s'installe et le temps reste souvent sec. De décembre à avril, l'air devient lourd et humide, avec des pluies franches, et les cyclones peuvent passer, surtout de janvier à mars.
