Posée sur une baie, face aux pentes de l'Esja, Reykjavik se parcourt à pied : des maisons de tôle ondulée aux couleurs vives, la rue Laugavegur et ses cafés, et, sur la colline, l'église Hallgrímskirkja, dont la tour se voit de partout. Au bord de l'eau, la mer se reflète dans les façades de verre de la salle de concert Harpa, et du port, des bateaux sortent observer les baleines ; au retour, on mange de la soupe d'agneau, du poisson frais et du skyr.
Le sous-sol volcanique fournit une eau brûlante : elle chauffe les maisons et remplit les piscines publiques, où l'on se retrouve autant qu'au café, dans des bassins fumants en plein air. La règle est stricte : on se douche entièrement, sans maillot, avant d'entrer dans l'eau. Au-delà des faubourgs, la route du Cercle d'or mène à Þingvellir, où la faille entre les plaques nord-américaine et eurasienne traverse le paysage, puis aux geysers et à la cascade de Gullfoss ; au sud-ouest, sur la péninsule de Reykjanes, fument des champs de lave récents et des sources chaudes.
Le vent et la pluie surprennent souvent. De la mi-juin au début de juillet, il fait jour presque en permanence, et tout l'été, les longues journées laissent le temps de pousser jusqu'aux glaciers. En hiver, la lumière ne dure que quelques heures ; mais de septembre à avril, par ciel clair et loin des lumières de la ville, les aurores boréales apparaissent parfois.