Phuket s'est enrichie de l'étain avant de vivre de ses plages, et sa vieille ville le raconte : autour de la rue Thalang, les maisons-boutiques à arcades, peintes en rose, en jaune ou en vert d'eau, ont été bâties par les familles hokkien venues du Fujian. Leurs descendants y servent au petit matin des dim sum dans des paniers vapeur en bambou, et le dimanche soir, la rue se ferme aux voitures pour le marché de Lard Yai.
De l'autre côté des collines, la côte ouest déroule ses baies sur la mer d'Andaman. Au nord, près de l'aéroport, les longues plages de Mai Khao et de Bang Tao restent calmes ; viennent ensuite Surin et Kamala, puis Patong, animée jusqu'au bout de la nuit, Karon et Kata, et au sud Nai Harn, blottie entre les caps. Sur la colline de Nakkerd, un grand Bouddha de marbre blanc regarde à la fois ces plages et la baie de Chalong, à l'est. Au nord-est, de l'autre côté du bras de mer, la baie de Phang Nga dresse ses pitons calcaires au-dessus d'une eau verte ; on y part en bateau depuis la côte est, et l'on se glisse en canoë sous les voûtes jusqu'aux hongs, des lagunes intérieures fermées de falaises.
Sur la côte ouest, tout dépend de la mousson du sud-ouest. De mai à octobre, elle pousse une houle forte sur les plages : drapeaux rouges, courants qui entraînent vers le large, sorties en bateau parfois annulées, et des pluies qui peuvent durer, surtout en septembre. À la fin de cette saison, fin septembre ou en octobre selon le calendrier lunaire, les fidèles des sanctuaires chinois défilent en blanc pour le festival végétarien. De novembre à avril, la mer redevient calme et claire et le temps sec ; le parc national des îles Similan, au large de Khao Lak, n'ouvre que de la mi-octobre à la mi-mai.
