Dakar occupe la presqu'île du Cap-Vert, à la pointe ouest de l'Afrique, et l'océan l'entoure presque de tous côtés. Au sud, sur le Plateau, se tiennent les ministères, les banques, les immeubles coloniaux et le marché Kermel, et depuis le port voisin, une chaloupe traverse jusqu'à Gorée, île sans voitures où la Maison des Esclaves rappelle la traite atlantique. Juste au nord du Plateau commence la Médina, quartier populaire de tailleurs et de petits commerces ; au coin des rues, on y boit au gobelet le café Touba, parfumé au poivre de Guinée.
De là, la corniche ouest longe les falaises au-dessus de Soumbédioune et de son village artisanal, puis remonte vers les collines des Mamelles : le monument de la Renaissance africaine occupe l'une, le phare l'autre. La presqu'île se termine aux Almadies, où l'on mange du poisson grillé au bord des rochers, et juste à côté, au village de Ngor, une pirogue traverse vers l'île du même nom. Chez les Dakarois, le thiéboudienne, riz au poisson et aux légumes, se partage dans un grand plat commun, puis vient l'attaya, thé vert à la menthe versé de haut pour le faire mousser. Et le dimanche, on quitte la table pour les arènes, où la lutte sénégalaise attire des foules qui chantent avant les combats.
La saison sèche dure de novembre à juin. Ventilée par l'océan, la presqu'île échappe alors à la grosse chaleur de l'intérieur du pays ; de décembre à mars, l'harmattan venu du désert voile parfois le ciel de poussière. De juillet à octobre viennent les pluies, en orages brefs et violents, dans une chaleur humide qui pèse surtout en septembre.
