Amman couvre une série de collines, les jabals, reliées par des escaliers de pierre, et ses maisons blanches aux toits plats dévalent vers le Balad, le vieux centre, au fond de la vallée. Au-dessus, sur la colline de la citadelle, se dressent les colonnes du temple romain d'Hercule et les vestiges d'un palais omeyyade ; en face, le théâtre romain s'adosse à la colline voisine.
Dans le souk du Balad, les épices embaument, et l'on mange du falafel, du houmous ou le mansaf, le plat national : de l'agneau dans une sauce au yaourt séché, servi sur du riz. En remontant les escaliers, on arrive à Jabal Amman, où Rainbow Street compte librairies, galeries et salons où le café se boit parfumé à la cardamome ; tout près, le Jabal Weibdeh cache maisons anciennes et ateliers. Plus loin, les villas d'Abdoun et les tours d'Abdali montrent la ville nouvelle. Pour une journée, on part au nord vers la cité romaine de Jérash, au sud-ouest vers la mer Morte, ou au sud, à Madaba, dont une église conserve une carte de la Terre sainte en mosaïque.
En avril et en mai, puis en octobre et en novembre, le temps est doux. De juin à septembre, il fait chaud et sec, mais les soirées fraîchissent sur les collines. L'hiver, de décembre à février, est froid, avec de la pluie et parfois de la neige, et mars hésite encore.
