Naples monte de la mer vers ses collines, en couches serrées. Dans le centre historique, la longue rue de Spaccanapoli coupe la ville ancienne en ligne droite. Tout près, les ateliers de la via San Gregorio Armeno fabriquent toute l'année des figurines de crèche : à côté des bergers, des footballeurs et des visages de l'actualité. Un peu plus loin, les pizzerias de la via dei Tribunali cuisent au feu de bois la pizza napolitaine, née ici : pâte souple aux bords gonflés, tomate, mozzarella, basilic. Sous ces rues courent des galeries et des citernes creusées dans le tuf, qu'on visite à la lampe.
À l'ouest de la via Toledo, le linge sèche entre les façades des Quartiers espagnols, et au-dessus, les funiculaires montent jusqu'au Vomero, où le Castel Sant'Elmo surveille toute la baie. En bas, les Napolitains se promènent le long de la mer, de Chiaia au Castel dell'Ovo. En face, le Vésuve se dresse au-dessus de Pompéi et d'Herculanum, les cités qu'il a ensevelies, et du port partent les ferries pour Capri, Ischia et Procida.
L'été brûle la ville et il n'y pleut guère ; on cherche la brise au bord de l'eau. Au printemps et en septembre, le temps est doux, et c'est le moment de monter au cratère ou de longer la côte amalfitaine. D'octobre à mars, il pleut davantage, mais il gèle rarement ; à Noël, les crèches s'installent dans les églises et l'on mange des struffoli, petites boules de pâte frite nappées de miel.
