Copenhague se parcourt à vélo, sur des pistes larges et séparées de la circulation, et presque chaque trajet longe un quai ou un canal. Depuis les jardins de Tivoli, vieux parc d'attractions en pleine ville, la rue piétonne Strøget traverse le centre ; tout près, le palais de Christiansborg occupe l'îlot de Slotsholmen, et plus à l'est, les façades colorées de Nyhavn bordent le canal de l'ancien quartier des marins. Au nord, les remparts verts de la citadelle précèdent le rocher de la Petite Sirène, et à l'ouest, au marché couvert de Torvehallerne, on déjeune d'un smørrebrød, tartine de pain de seigle garnie de hareng, d'œuf ou de rôti.
De l'autre côté du port, Christianshavn est bordé de canaux et de péniches, et à Christiania, ancienne caserne occupée par une communauté libre, les maisons ont été bricolées au bord de l'eau. Plus au sud s'enchaînent les bains du port d'Islands Brygge et la plage d'Amager, à quelques stations de métro du centre. À l'ouest, dans Kødbyen, l'ancien quartier de la viande de Vesterbro, se sont installés restaurants et ateliers, et au nord-ouest, Nørrebro mêle épiceries du monde entier et cafés autour du cimetière où repose Andersen.
Aux beaux jours, le soleil se couche tard et la vie se passe sur les quais. Au printemps et à l'automne, le temps est frais et changeant, mais les cyclistes ne désarment pas. L'hiver manque de lumière : les bougies s'allument dans chaque café, les marchés de Noël s'installent, et les Danois appellent hygge ce plaisir d'être au chaud ensemble.
