Adossée aux montagnes qui la bordent à l'est, Bogotá occupe un plateau des Andes où l'air est vif, le soleil franc et le souffle court à chaque montée. Contre ces monts, au-dessus de la place Bolívar, La Candelaria, le quartier colonial, grimpe en rues de maisons basses aux balcons de bois, souvent couvertes de fresques ; tout près, le musée de l'Or expose l'orfèvrerie précolombienne, et le musée Botero, les silhouettes rondes du peintre. Plus haut, le sanctuaire de Monserrate se rejoint à pied, en téléphérique ou en funiculaire, et la ville s'étend en contrebas, immense.
À l'ouest du centre, au marché de Paloquemao, les fruits des vallées chaudes côtoient les fleurs de la savane de Bogotá, et l'on déjeune d'un ajiaco, soupe de poulet, de pommes de terre et de maïs. Le dimanche, la ville ferme ses grandes avenues aux voitures et les rend aux vélos, aux patins et aux familles : c'est la ciclovía, qui file vers le nord par Chapinero, quartier bohème de bars et de restaurants, jusqu'à Usaquén, ancien village où se tient, ce même jour, un marché aux puces.
L'altitude pèse ici davantage que les saisons : les journées sont fraîches toute l'année et les soirées froides. De décembre à février, puis de juin à août, la pluie se fait plus rare. En avril et en mai, et de nouveau en octobre et en novembre, les averses reviennent, surtout l'après-midi.
