La médina de Tunis s'est construite autour de la mosquée Zitouna, avec ses souks couverts où les rues portaient le nom des métiers : parfumeurs, tisserands, orfèvres ; dans le souk des chéchias, des artisans cardent et forment encore ces bonnets de laine rouge. À l'ouest, le musée du Bardo, installé dans un ancien palais des beys, abrite une grande collection de mosaïques romaines. Passé la porte de France, à l'est, l'avenue Habib-Bourguiba, bordée de ficus et de façades coloniales, file vers le lac.
De là, le TGM, petit train de banlieue qui traverse le lac sur une digue puis longe le golfe, dessert les ruines de Carthage, entre les villas et la mer, puis Sidi Bou Saïd, village blanc aux portes et aux volets bleus perché sur la falaise, et La Marsa, au bord de sa plage. Des gargotes de la médina à la corniche de La Marsa, on mange le couscous au poisson, le brik, feuille croustillante fourrée à l'œuf, et le lablabi, soupe de pois chiches à l'ail et au cumin qu'on sert dès le petit-déjeuner.
L'été dure de juin à septembre, chaud et sec : on passe les journées sur les plages du golfe et les soirées en terrasse. L'hiver, de novembre à mars, est doux mais pluvieux, avec des journées claires entre les averses. En avril, en mai et en octobre, la pluie se fait rare et la chaleur n'est pas encore, ou plus, accablante.
