Au cœur de Bali, Ubud est la ville des arts : on y assiste le soir aux danses balinaises, et les sculpteurs sur bois travaillent dans les villages voisins. Autour, l'eau passe d'une rizière à l'autre selon le subak, un partage que les villages et leurs temples d'eau gèrent ensemble depuis des siècles. Au nord d'Ubud, à Tegallalang, les terrasses descendent en gradins dans un ravin de palmiers, et à Tirta Empul, les Balinais passent la tête sous les fontaines de la source sacrée, l'une après l'autre ; plus à l'ouest, les rizières de Jatiluwih couvrent les pentes du mont Batukaru.
Au nord-est, on monte au mont Batur de nuit pour voir le jour se lever sur le lac de la caldeira, et à l'est, sur les pentes de l'Agung, le temple de Besakih s'étage en terrasses. Au sud, la péninsule de Bukit finit en falaises : à Uluwatu, au coucher du soleil, un chœur d'hommes assis en cercle chante le kecak au-dessus de la mer, et plus haut sur la côte ouest, de Seminyak à Canggu, les surfeurs attendent la houle. Partout sur l'île, chaque matin, on dépose devant les portes et jusque sur les scooters des canang, petits paniers de feuille de palme garnis de fleurs et de riz ; on noue un sarong pour entrer dans les temples, et dans les warungs, on commande le babi guling, cochon de lait rôti farci d'épices.
D'avril à octobre, la saison sèche dégage souvent le ciel pour l'ascension du Batur, et les vagues de la côte ouest sont régulières. De novembre à mars, la pluie tombe en averses violentes, surtout l'après-midi, et les rizières prennent un vert cru. Nyepi a lieu en général en mars.
