Dubaï est née au bord de la crique, où les abras, bateaux-taxis en bois, font toujours la navette d'une rive à l'autre. Côté Deira, le souk de l'or et celui des épices se touchent ; en face s'étend Al Fahidi, le vieux quartier aux maisons de corail et de gypse, coiffées de tours à vent qui rafraîchissaient les pièces bien avant la climatisation. Autour de la crique, à Deira comme à Karama, les petits restaurants libanais, iraniens, pakistanais ou indiens nourrissent la ville au quotidien.
Vers le sud-ouest, le long du golfe, la ville a grandi en une génération : un peu en retrait de la côte, la Burj Khalifa s'élance au-dessus de Downtown et de sa fontaine musicale ; les plages publiques de Jumeirah s'étirent au bord de l'eau, et plus loin, les tours de Dubai Marina encadrent un port de plaisance. Au-delà des autoroutes commence le désert, où le sable des dunes rougit au couchant.
Il n'y pleut presque jamais. De novembre à mars, le soleil est doux, et l'on vit dehors, entre terrasses, plages et sorties dans les dunes. D'avril à octobre, la chaleur monte, lourde et humide de juin à septembre : on passe la journée au frais, dans l'air climatisé, et la ville ne s'anime qu'une fois la nuit tombée.
