Tanger s'étage en amphithéâtre au-dessus du détroit de Gibraltar, et du haut de la kasbah, par temps clair, on voit la côte espagnole. Plus bas, la médina se resserre autour du Petit Socco, placette de cafés où s'attablaient autrefois les écrivains de passage, et la légation américaine, offerte aux États-Unis par le sultan et devenue leur première propriété hors de leur sol, se visite aujourd'hui comme un musée. À la lisière de la médina, le Grand Socco sépare la vieille ville de la ville nouvelle, aux boulevards et aux immeubles de l'époque de la zone internationale.
Au-dessus de l'eau, face à l'Espagne, le café Hafa sert le thé à la menthe sur des terrasses en gradins depuis des générations ; près du port, on mange des sardines grillées, et le soir, les promeneurs envahissent la corniche réaménagée. À l'ouest, la route suit le littoral jusqu'au cap Spartel, où la Méditerranée rejoint l'Atlantique, puis jusqu'aux grottes d'Hercule, ouvertes sur l'océan ; plus au sud, pour une journée, on descend à Asilah, petite ville blanche aux murs peints.
L'été, la brise marine adoucit la chaleur, mais le levante, vent d'est, souffle parfois plusieurs jours de suite. Au printemps et en octobre, le ciel est lumineux et l'air léger. L'hiver est pluvieux, avec des coups de vent sur la côte.
